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3 questions à... Manuel Arendel, un agriculteur face à l'explosion des prix

Lundi 28 Mars - 18:30

Actualité


Manuel Arendel, agriculteur, participe à un blocage de la raffinerie de Feyzin - © Radio SCOOP
Épisode 14. Agriculteurs, transporteurs et particuliers se mobilisent pour dénoncer la hausse des prix, notamment des carburants. Manuel Arendel, agriculteur en Auvergne-Rhône-Alpes, a participé au blocage de la raffinerie de Feyzin, près de Lyon, le 21 mars dernier.


Face à l'augmentation des prix de nombreux produits de première nécessité, en particulier des carburants, un collectif composé principalement d'agriculteurs et de transporteurs, mais aussi de quelques particuliers et gilets jaunes, a bloqué la raffinerie Total de Feyzin, au sud de Lyon, pendant une partie de la journée, le lundi 21 mars.

C'est là que Radio SCOOP a rencontré Manuel Arendel, agriculteur et producteur de fromages en Savoie.

Radio SCOOP : Quelles sont vos principales difficultés ?

Manuel Arendel : "La priorité, c'est l'explosion du prix du gazole. Pour vous donner un ordre d'idée, sur le gazole, il y a un peu près un an, on était à 80 centimes le litre, alors que j'ai demandé une livraison il y a une dizaine de jours à 1,98 euro TTC ! Et tous les autres produits suivent l'augmentation du gazole. Dans un second temps, donc, on rencontre des problèmes dans nos fermes, pour l'alimentation du bétail, avec l'explosion des prix alimentaires".

Radio SCOOP : Quelles réactions attendez-vous de la part de l'État ?

Manuel Arendel : "Le blocage du prix du gazole, dans un premier temps... Puis trouver une solution par rapport aux problèmes d'alimentation des troupeaux et des prix des céréales. On n'aimerait pas vivre d'aides de l'État ! On aimerait bien vivre de notre travail. Je pense que le gouvernement ne se rend pas compte de la gravité de la situation des entreprises. Certaines vont couler dans les jours qui viennent ! Et on n'éteint pas un incendie avec des gouttes d'eau".

Radio SCOOP : Les forces de l'ordre vous ont demandé d'évacuer le blocage, dans l'après-midi. Quel est votre sentiment ?

Manuel Arendel : "On est dégouté, parce qu'on tenait depuis 4 heures du matin, et que le combat est juste ! C'est simplement un combat pour la survie des fermes. Mais ils ont engagé le rapport de forces... On a été obligé de partir, parce que sinon, il y aurait eu des saisies de véhicules, des mises en fourrières, des amendes... Et on ne peut pas se le permettre ! Mais c'est sûr qu'on va s'organiser et qu'on reviendra. On ne va pas en rester là !"



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